La création de valeur des fintechs dans l’offre de services bancaires et financiers : entre deshumanisation et réhumanisation

Par Guillaume Biot-Paquerot, Djamchid Assadi, Arvind Ashta
Notre contribution se situe sur un axe alternatif de recherche, encore peu investigué, autour de la question de la réhumanisation/déshumanisation qui résulterait de l’offre numérique de services financiers. À travers quatre études de cas originales (Chine, Vietnam, Europe et États-Unis), nous avons constaté que l’automatisation des routines par les fintechs, générant des économies d’échelle et de coûts de transaction, permettait aux opérateurs (banques, bigtech, telecom, IMF) une appropriation de ce supplément de valeur sous différentes formes. Parmi celles-ci, nos résultats suggèrent que la libération du temps consacré aux formalités bureaucratiques par les employés de ces institutions peut être réaffectée à la relation client et à la personnalisation des services proposés. Nous concluons que ce supplément de valeur peut contribuer à favoriser, de façon paradoxale, les interactions humaines (et par conséquent la réhumanisation) au sein de ces relations commerciales.
Code JEL : O33, O35, G21, G30
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