Repenser la place de l’antagonisme dans la gouvernance de l’innovation technoscientifique : vers un modèle agonistique des relations publiques

Varia
Par Amélie Bellion, Philippe Robert-Demontrond
Sur la base d’une étude ethnomarketing des résistants à la gouvernance des nanotechnologies (NT) ainsi que de ses promoteurs, cet article propose une nouvelle approche de relations publiques (RP). En s’intéressant aux rôles et aux formes que peut prendre l’activisme – ou la résistance – à l’égard de l’innovation technoscientifique et de sa gouvernance (e.g., activisme cognitif, procédural, symbolique), il s’attache à valoriser – plutôt que déplorer – le conflit en contexte innovant. La forme de relations publiques que nous proposons d’en dériver est agonistique. Elle sublime l’antagonisme, qu’elle considère d’ailleurs comme l’une des formes d’interaction les plus opérantes pour établir un système légitime d’exploration et de régulation de l’innovation. À la différence de ce que la littérature a jusqu’ici proposé, nous n’envisageons pas l’antagonisme comme un obstacle à la gouvernance de l’innovation, mais comme un préalable et une constante nécessaires.
Codes JEL : O3, O32, O33
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