Finance et économie de la connaissance : des relations équivoques

Par El Mouhoub Mouhoud, Dominique Plihon
Cet article analyse les relations entre finance et connaissances qui sont les deux grands piliers du capitalisme moderne. L’article commence par montrer que l’économie fondée sur la connaissance n’est pas la même que celle fondée sur l’information ; elle n’est pas synonyme non plus de la « nouvelle économie » conduite par les technologies de l’information. Les auteurs montrent que l’économie fondée sur la connaissance doit être étudiée à travers la nouvelle division du travail, y compris les différents modes de production. Dans la deuxième partie, l’article montre le rôle important que joue la finance dans le capitalisme cognitif. Les deux grandes institutions du capitalisme, c’est-à-dire les marchés financiers et les firmes qui dépendent de la valeur actionnariale, peuvent être analysés comme grandeurs endogènes aux besoins des économies fondées sur la connaissance. Fondamentalement, les institutions financières contribuent à la marchéisation du savoir et à l’appropriation privative de la richesse créée par ce savoir. Les interactions entre finance et connaissances renforcent aussi les contradictions internes du capitalisme et conduisent au renforcement de l’instabilité et à la polarisation de la richesse.
JEL O32, G15, P17.
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